L’Hebdo
Élection 2019 - Une analyse des sujets autochtones
[11 septembre au 17 octobre]

Par: Jean-François Savard, Mathieu Landriault et Emmanuel Saël

Appuyé par le Défi sur la recherche sur l’écosystème numérique

Préambule

Dans le cadre de ce dernier rapport hebdomadaire, nous présentons une synthèse des points saillants qui ressortent des tweets des candidats des partis politiques eu égard aux enjeux autochtones pour toute la campagne électorale. Nous constatons d’abord que les mots les plus populaires sont crise en français et reconciliation en anglais. En ce qui a trait à ces deux mots notamment reconciliation, il faut dire que c’est un terme qui a vraiment pris de l’ampleur progressivement au cours des semaines. À partir de la troisième semaine par exemple, on a vu comment ce mot apparaissait que ce soit dans les tweets en français et en anglais. Donc, il n’est pas surprenant qu’en fin de campagne ce mot soit devenu le plus populaire. Il est opportun de souligner que d’une semaine à une autre la popularité des mots a changé, sauf en ce qui concerne les mots enfants et communautés qui ont pu garder leur popularité sur deux semaines consécutives, en l’occurrence la troisième et la quatrième semaine. Pour ce qui est des mots-clics, depuis le début de la campagne et jusqu’à la fin polcan en français et elxn43 en anglais demeurent ceux les plus populaires. Cette réalité par rapport aux mots-clics témoigne aussi d’une certaine stabilité relevée depuis le début de la campagne par rapport à des thèmes qui sont vraiment prédominants.

Mots les plus populaires:
crise
reconciliation

 

Mots-clics les plus populaires:
polcan
elxn43

Nombre de tweets

Le Nouveau Parti Démocratique (NPD) a conservé un leadership imperturbable en se positionnant au premier rang dans la production des tweets de ses candidats du début jusqu’à la fin de la campagne. Pour le parti Libéral et le parti Vert, on a vu une évolution un peu coude à coude, mais avec une remontée du parti Libéral surtout en fin de campagne. Donc, globalement le parti Libéral et le parti Verts se sont partagé le deuxième rang en s’échangeant la position d’une semaine à une autre. Pour ce qui est du parti Conservateur, on n’a jamais constaté un grand intérêt de ses candidats autour des enjeux autochtones durant toute la campagne. D’autres analyses par la suite permettront de voir s’il s’agit notamment d’un choix stratégique ou d’un désintérêt réel à ces enjeux. Le Bloc québécois est celui le plus faiblement représenté en nombre de candidats dans ces élections, ce qui pourrait expliquer, dans une certaine mesure, sa position qui n’a d’ailleurs trop évolué durant les cinq semaines. En effet, le Bloc a présenté des candidatures dans seulement 78 des circonscriptions. Néanmoins, on peut voir surtout vers la fin de la campagne une remontée du Bloc qui ne le situe pas trop loin du parti Conservateur.