L’Hebdo
Élection 2019 - Une analyse des sujets autochtones
[11 sept. au 5 octobre]

Par: Jean-François Savard, Mathieu Landriault et Emmanuel Saël

Appuyé par le Défi sur la recherche sur l’écosystème numérique

Préambule

La publication de ce troisième Hebdo coïncide avec la période de mi-campagne et pour l’occasion, nous avons décidé de vous présenter un bilan des premières semaines de la campagne plutôt que nous limiter à l’analyse de la place qu’ont tenue les enjeux autochtones uniquement au cours de cette troisième semaine. À cet égard, nous constatons d’abord que le mot enfants fut le plus populaire depuis trois semaines en français, alors qu’il s’agit de communities en anglais. Comme le thème de la réconciliation en est un d’importance, nous avons voulu savoir si ce mot revenait souvent, montrant ainsi son importance relative dans la campagne. Ainsi, en anglais le mot reconciliation se classe au septième rang (jute derrière le mot residential), alors qu’il se classe au cinquième rang en français (derrière les mots pensionnat et climat). De même, nous notons que les mots-clics les plus populaires en français et en anglais depuis le début de la campagne sont respectivement polcan et elxn43. Notons toutefois que ces mots-clics servent à répertorier les tweets liés à l’élection courante et à la politique canadienne, ce qui biaise un peu les résultats. Toutefois, il faut souligner la popularité des mots-clics JournéeDuChandailOrange en français et OrangeShirtDay qui ne sont arrivés qu’à la troisième semaine de la campagne et qui furent utilisés seulement 5 fois de moins en français et 7 fois de moins en anglais que les mots-clics les plus populaires qui circulent pourtant depuis le début de la campagne. Cela démontre toute l’importance accordée à cet élèvement dans les tweets publiés par les candidates et candidats des partis.

Mots les plus populaires:
enfants
communities

 

Mots-clics les plus populaires:
polcan
elxn43

Nombre de tweets

Le nombre de tweets publiés par les candidates et candidats est révélateur de l’intérêt que portent les partis politiques aux enjeux autochtones dans leurs publications dans Twitter. Ainsi, le graphique suivant montre bien que depuis trois semaines, le NPD a publié un bien plus grand nombre de tweets sur les enjeux autochtones que n’importe quel autre parti. Ce qui est étonnant, c’est de voir la différence notable avec le parti libéral dont les enjeux autochtones ont occupé une place importante dans le discours politique tout au long de son mandat à titre de gouvernement lors de la 42e législature. Une différence importante également est à relever entre le NPD et le Parti Vert qui n’arrive qu’au troisième rang en termes de nombre de tweets publiés par ses candidats sur ces enjeux. Il est aussi étonnant de voir le peu d’intérêt pour ces mêmes enjeux de la part des candidates et candidat du parti conservateur. Le Bloc Québécois ne semple pas faire bonne figure, mais rappelons que ce parti ne présente que des députés au Québec, alors que tous les autres partis présentent des députés dans toutes les circonscriptions du pays.